La pointe du Percho • Port Blanc. Port Rhu et le Port Bara
Site classé et protégé, propriété du Conservatoire du Littoral.
Attention baignade interdite, mer dangereuse même par temps calme.
Port pigeon ou Port Goulom
Site classé et protégé, propriété du Conservatoire du Littoral.
Baignade interdite, mer dangereuse même par temps calme.
Face à la puissance de l'Atlantique, la Côte sauvage de Quiberon oppose sa falaise tel un mur minéral sur près de 8 kilomètres. Dans ces conditions extrêmes, seuls les végétaux présentant des caractéristiques d'adaptation spécifiques ont pu s'installer. Une multitude de formations végétales se côtoient, mettant à profit chaque surplomb ou chaque anfractuosité. Ainsi, la dune perchée en haut de la falaise à Saint-Pierre-Quiberon constitue un milieu naturel inattendu.
Nature et paysage
De Portivy à Quiberon, ce n'est qu'une suite de falaises déchiquetées, exposées aux assauts répétés des vents d'ouest et de la mer. Les immenses vagues qui s'y fracassent lors des tempêtes sont un facteur Au sommet des falaises hautes parfois de plus de 20 mètres, des dunes fossile (c'est à dire privées de leur alimentation en sable), rappellent que la presqu'île est l'extrémité de l'un des plus grands massifs dunaires de France (de Gâvres à Penthièvre).
La flore
Malgré son aspect apparemment désertique, la "côte sauvage" abrite, du printemps jusqu'à l'automne, une multitude de plantes qui forment un tapis végétal multicolore. Sur la côte rocheuse et les falaises soumises aux embruns, on trouve l'arménie maritime, la silène maritime, la spergulaire des rochers, la bruyère marine ... Sur le sable des dunes, ce sont le chardon bleu des dunes, l'ophrys araignée et l'oyat. Plus en retrait mais néanmoins exposée au vent, la lande se couvre de bruyères cendrées, de genêts à balai et d'ajoncs d'Europe. Sur les bordures maritimes riches en matière organique (algues décomposées), des groupements de betteraves maritimes et d'arroches se forment sur les sables grossiers.
La faune
très exposées, les falaises sont peu propices à l'installation des colonies d'oiseaux, si l'on excepte le goéland argenté. Par contre, les landes côtières abritent de nombreuses espèces de passereaux telles la grive musicienne, le bouscarle, la fauvette pitchou ou le verdier. Les oiseaux migrateurs (labbes, puffins, pétrels, mouettes tridactiles... ) affectionnent la presqu'île comme halte dans leur long périple. Parmi les limicoles qui fréquentent les vasières, on note la présence de l'huîtrier-pie, de la barge rousse, des bécasseaux (variable, minute ou sanderling), du grand grave lot. Le pluvier guignard, ou pluvier moine, 1 a plus rare des espèces de pluviers, peut être observé pendant sa migration des pays nordiques vers le Proche-Orient et l'Afrique du Nord, en septembre et octobre. C'est également un site de nidification du gravelot à collier interrompu.
Histoire
De nombreuses traces et vestiges attestent de la présence très ancienne de l'homme sur la presqu'île: mégalithes, allées couvertes, éperons barrés dont Beg en Aud bâti par les Vénètes.
Plus proches de nous, les fours à goémon témoignent d'une activité disparue: ces fosses aux parois calcinées
formées de pierres plates servaient autrefois à la combustion du goémon que l'on ramassait sur les grèves, produisant ainsi de la soude destinée aux usines de fabrication de produits chimiques. A la fin du XVIIème
siècle, les verriers utilisent les cendres d'algues pour la production du verre.